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Ce dimanche, plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives françaises appellent à une marche du “Ras-le-bol de Gauche” à Paris, contre la politique du PS français et du Président Hollande, et leur soumission face à la droite.

François Hollande avait été élu pour poursuivre une politique de gauche, indispensable pour sortir des impasses écologiques, économiques et sociales en France comme en Europe.

Il a rapidement trahi ce mandat reçu du peuple: ratification (et non “re-négociation” comme promis durant sa campagne) du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), réduction drastique des dépenses publiques et importants cadeaux aux entreprises au nom du dogme de la compétitivité. L’échec de ces politiques est pourtant évident là où elles ont été appliquées, notamment en Europe du Sud : elles y ont étouffé l’activité économique, accru le chômage et dopé les partis et milices d’extrême-droite.

Comme Paris, Bruxelles et Namur ont permis à Arcelor Mittal de se comporter en pompeur méthodique d’aides publiques, puis en liquidateur sans scrupules d’emplois et de savoir-faire industriels.

Comme leurs collègues belges (y compris Ecolo, partout au pouvoir sauf au fédéral), le PS et les Verts français n’ont pas rompu avec le productivisme : aucun plan de réduction de l’empreinte écologique ni de remboursement de la dette environnementale (au contraire, les mythes de la croissance et du PIB sont entretenus), tiédeur sur la réponse au défi climatique et la transition énergétique vers les énergies renouvelables, ambiguïté sur la sortie du nucléaire, et absence totale d’initiative anti-consumériste (libre cours laissé à l’invasion publicitaire et à l’obsolescence programmée…).

Le Mouvement VEGA salue donc la Marche du Ras-le-bol de Gauche. Pour VEGA comme pour les organisateurs de la marche, l’enjeu est de remplacer en Europe la croissance par la recherche du bien-être collectif en respectant les limites de la planète. Pour VEGA, il faut instaurer la planification écologique et l’instauration de la règle verte (intégration à toutes les politiques d’un objectif de réduction de l’empreinte écologique), mettre en oeuvre la transition juste (redistribution des richesses, répartition collective du temps de travail, SMIC européen et salaire maximal limité, réappropriation publique des secteurs de l’énergie et des transports…) et radicaliser notre démocratie au travers de la participation citoyenne.