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Le Conseil des Affaires Étrangères de l’Union européenne a tout récemment publié ses conclusions  quant au « processus de paix » au Proche-Orient. Pour VEGA, une fois de plus, le Conseil de l’UE manque de courage.

Le Mouvement VEGA constate que l’UE se dit à nouveau « extrêmement préoccupée » par l’échec des négociations de paix. Encore une fois, les deux parties sont mises sur pied d’égalité, comme si la situation sur le terrain depuis des dizaines d’années ne démontrait pas le contraire : la Palestine est entièrement sous occupation militaire israélienne depuis 1967 et subit le joug d’une colonisation qui ne cesse de s’amplifier. Israël reste ainsi en contradiction totale avec son discours officiel prétendant faire aboutir le processus de paix. De plus, sa mauvaise foi lui fait rejeter la responsabilité de l’échec sur l’Autorité palestinienne.

L’UE affirme qu’elle « agira en conséquence », mais les différentes résolutions de l’ONU depuis 1967, portant notamment sur le retrait des troupes israéliennes, n’ont jamais été suivies d’effet, sans que cela émeuve le Conseil de l’Union européenne.

Quand le Conseil « se réjouit » à la perspective de la tenue future de « véritables élections démocratiques », il oublie que les dernières élections tenues en 2006 s’étaient déroulées de façon exemplaire sous l’œil attentif d’observateurs envoyés par l’UE. Elles avaient malheureusement eu le tort d’aboutir à des résultats jugés inacceptables par les Américains et leurs amis européens.

Dans son communiqué, le Conseil de l’UE omet le rappel de ses lignes directrices du 19 juillet dernier, qui proposaient que les entreprises israéliennes actives dans les territoires occupés soient exclues des accords de coopération. VEGA rappelle que l’argument brandi par certains, comme Louis Michel (MR), que les entreprises coloniales fournissent un emploi aux travailleurs palestiniens doit être renvoyé au rayon des fadaises du siècle dernier. Le peuple palestinien libéré du joug colonial et de l’occupation militaire pourra aisément fournir bien plus d’emplois à sa jeunesse.

VEGA rappelle que l’inaction du Conseil des Affaires Étrangères n’empêche pas les citoyens européens d’agir. Le blocus imposé à Gaza ainsi que l’occupation militaire et la colonisation économique de la Cisjordanie peuvent être combattus au quotidien : en toute illégalité, des produits en provenance des entreprises coloniales israéliennes sont déversés sur le marché européen; comme ces entreprises bénéficient d’un étiquetage douteux pour masquer leur origine, ce sont tous les produits en provenance d’Israël et de ses colonies qui doivent être boycottés, quoiqu’en dise Didier Reynders (MR), qui n’a pas hésité à déclarer que « le boycott d’Israël est un non-sens » pour faire plaisir à certains de ses électeurs et sans souci réel de faire bouger les lignes.

VEGA attend du gouvernement belge qu’il adopte les mesures suivantes :

  • interdire l’importation des produits des colonies;
  • exclure les colonies des accords bilatéraux et de coopération avec Israël;
  • interdire aux entreprises belges d’investir et d’entretenir des relations commerciales illégales avec les colonies israéliennes.

Enfin, à l’instar de millions de citoyens, VEGA exhorte les dirigeants européens à se prononcer et à agir enfin pour l’établissement des conditions d’une paix durable entre Israël et la Palestine !