Communiqués
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Le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) va être adopté aujourd’hui et demain par les parlementaires wallons, bruxellois et de la communauté française, qui voteront « OUI » sous l’impulsion et avec la bénédiction des différents partis, dont le PS et Ecolo.

Les partis « progressistes » ont déjà voté ce texte dans les autres enceintes parlementaires, à l’exception d’Ecolo qui a rejeté le texte au parlement fédéral… mais va l’approuver aux parlements wallon, bruxellois et de la communauté françaiseoù il est dans la majorité, en prétextant l’avoir vaguement amendé et rendu moins dangereux pour les citoyens et la démocratie. Enfumage, schizophrénie, cynisme, realpolitik.

Tout débat sur ce traité et ses conséquences économiques, sociales et démocratiques, a été volontairement confisqué. Les syndicats, les associations et les citoyens réclamant à tout le moins que ce débat ait lieu n’ont reçu pour réponse que mépris de la part du monde politique.

Ce traité est pourtant gravement attentatoire à la démocratie : il entend constitutionnaliser les orientations néolibérales imposées par les institutions européennes en matière de politique économique et priver les parlements nationaux de leur souveraineté, notamment en ce qui concerne l’élaboration des budgets. Il sera impossible pour les parlementaires d’élaborer des politiques alternatives au marché et à l’austérité. La Commission européenne dictera donc sa loi aux élus de la nation, au détriment de leur rôle démocratique fondamental depuis l’établissement des bases de la démocratie par les philosophes des lumières au XVIIIe siècle.

Or, de plus en plus de voix s’élèvent pour démontrer que les politiques d’austérité débouchent systématiquement sur des résultats inverses à ceux annoncés – y compris les voix d’économistes qui plaidaient hier pour ces mêmes politiques. A chaque plan d’austérité imposé à la Grèce, à l’Espagne ou au Portugal, le niveau du chômage augmente et la situation économique et sociale se dégrade encore davantage. En Belgique, la chasse aux chômeurs, les restrictions dans les services publics et les soins de santé, bien qu’ayant déjà de graves conséquences, ne font malheureusement que commencer.

Certains disent craindre la disparition de la Belgique. Mais ce qui est programmé ici, c’est la disparition de l’Etat belge, pour qui il va devenir impossible d’investir dans des politiques sociales au bénéfice des citoyens, sous prétexte qu’il faut se serrer la ceinture pour réduire la dette. La NVA n’en demande pas tant.

VEGA s’associe au parti grec Syriza, au Front de gauche français et à l’ensemble du Parti de la Gauche européenne au Parlement européen pour demander le retrait de ce traité et une révision fondamentale de ceux qui l’ont précédé.

VEGA sera aux côtés des citoyens qui se mobilisent contre ce traité et ses conséquences funestes. Dès à présent, nous invitons nos membres à soutenir les mobilisations syndicales et/ou associatives qui mènent le long combat pour construire une autre Europe, sociale, solidaire, démocratique et respectueuse de la biosphère.