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En juin 2012, dans le cadre d’inspections complémentaires menées à Doel 3 pour détecter et caractériser des défauts dans la cuve du réacteur, 8.707 fissures avaient été découvertes dans le métal de base de la cuve, en dehors des zones de soudures. En septembre 2012, près de 2.000 défauts similaires étaient découverts dans la cuve du réacteur de la centrale nucléaire de Tihange 2.

Ces deux centrales étaient alors restées une année à l’arrêt et avaient subi une batterie de tests déclarés de sécurité maximale : «Tout ce qu’on pouvait imaginer a été testé et calculé», avait d’ailleurs déclaré Jan Brens, le directeur de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), devant la sous-commission Sécurité nucléaire de la Chambre. Tout ? Pas totalement puisqu’au moment du redémarrage, Electrabel et l’AFCN avaient convenu de réaliser un «programme de tests supplémentaires, visant notamment à évaluer le comportement dans la durée des cuves concernées par les défauts dus à l’hydrogène» (http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140326_00454029).

Le résultat d’un de ces examens vient d’être rendu public : un test de résistance ne répond pas à l’attente. Conséquence : Tihange 2 et Doel 3 sont mis à l’arrêt moins de dix mois après avoir été relancés.

Pour VEGA, ce nouvel épisode de la saga nucléaire belge suffit à démontrer que la prolongation de la production d’électricité à partir de ces deux centrales n’est pas une option responsable. VEGA réclame la fermeture définitive de Doel 3 et Tihange 2 et enjoint Madame Joëlle Milquet de reprendre le dossier en main et d’agir en ce sens. Comme ministre de l’Intérieur, sa responsabilité est directement engagée pour assurer notre sécurité. Et ce d’autant plus qu’en matière nucléaire, la ministre de l’Intérieur a la tutelle sur l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et Bel V (filiale de contrôle de l’AFCN).

Plus largement, le mouvement VEGA se positionne clairement pour une sortie totale des énergies fossiles à l’horizon 2050. Les ressources fossiles telles que le charbon, le gaz ou le pétrole se trouvent en quantité limitée sur notre planète. C’est aussi le cas de l’uranium. Au contraire, les énergies renouvelables sont inépuisables. Il n’y aura jamais d’embargo sur le soleil ou sur le vent. Les énergies renouvelables sont les énergies de la paix et de l’autonomie énergétique par opposition au pétrole et au nucléaire qui sont les énergies de la guerre.

La transition vers le renouvelable est possible si l’on en fait une réelle priorité politique. Les irréalistes, les irresponsables sont aujourd’hui ceux qui proposent de poursuivre la politique actuelle. D’après une étude publiée dans le réputé Journal of Geophysical Research-Atmospheres, le potentiel éolien exploitable à travers le monde serait de 72 térawatts soit plusieurs fois la consommation électrique mondiale actuelle. Dans un rapport de 2000, l’Institut allemand de l’énergie éolienne (DEWI) a évalué le potentiel de production d’électricité d’origine éolienne en Mer du Nord à pas moins de 40% de la consommation électrique actuelle en Belgique.

Et l’éolien n’est pas la seule réponse. La solution réside dans la grande diversité des solutions à disposition et qu’il conviendrait de combiner. Une étude du Dr. Joachim Nitsch a démontré que c’est au total près de six fois la consommation mondiale qui est accessible avec les technologies actuelles si l’on cumule les énergies renouvelables que sont l’éolien, le solaire, le géothermique, la biomasse et la force des océans.

Le bilan de la Belgique est catastrophique avec un pourcentage d’énergies renouvelables qui est deux fois plus faible que la moyenne dans l’Union européenne des 27. Un autre défi et un autre échec de notre politique actuelle est la réduction de la consommation énergétique. Le mouvement VEGA entend faire de ces questions une absolue priorité.