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Le Mouvement VEGA réclame un moratoire immédiat en Europe et l’abandon résolu de toute exploitation et de tout commerce des gaz de schiste.

Pour rappel, la Commission européenne a adopté le mercredi 22 janvier une recommandation qui laisse la voie libre à l’exploitation du gaz de schiste en Europe à condition de respecter quelques « principes communs » minimaux, notamment sanitaires et environnementaux. Deux semaines plus tard, une étude présentée au Parlement européen par l’Institut du développement durable et des relations internationales (1) montrait une fois de plus qu’« il n’y a pas de miracle économique et écologique à attendre en Europe de la production de gaz de schiste, qui ne permettra pas de réduire sa dépendance aux importations d’hydrocarbures ou de réduire ses émissions de CO2. »

Parallèlement, plus de 250 organisations et collectifs citoyens, issus de 21 pays de l’Union européenne, ont adressé une lettre ouverte aux dirigeants et parlementaires européens pour exprimer leur mécontentement face au cadre législatif sur les gaz de schiste. Ce cadre n’est en effet qu’une coquille vide. Il ne contient pas d’obligation de réaliser une étude d’impact environnementale ni de normes contraignantes. La priorité est donnée aux intérêts et aux profits des industriels, au détriment des droits des peuples, de la protection de la santé, de l’environnement et du climat.

Le Mouvement VEGA s’associe à cette lettre ouverte et encourage les citoyens à la signer à leur tour, afin d’interpeller publiquement la Commission et les parlementaires européens. (2)

Par ailleurs, VEGA demande un moratoire immédiat en Europe sur les pratiques liées aux hydrocarbures non conventionnels ainsi qu’une interdiction immédiate et sans exception de toutes les formes de fracturation pour la recherche, l’exploration et l’exploitation de sources d’énergie fossiles. Et ceci indépendamment du fait que la formation des fissures soit obtenue en utilisant des substances chimiques, de l’eau ou d’autres moyens. VEGA réclame également une interdiction générale de l’importation et du commerce de sources d’énergie fossiles obtenues par fracturation et une interdiction générale de réinjection et de stockage géologique des fluides de retour et des eaux minières dans les forages.

Plutôt que de se laisser piéger par des miroirs aux alouettes, c’est à une mise en œuvre conséquente de la transition énergétique qu’il convient de travailler. Celle-ci passe notamment par l’abandon des carburants d’origine fossile, le développement des énergies renouvelables, l’augmentation de l’efficacité énergétique et la relocalisation économique.
(1) http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/14/en-europe-pas-de-miracle-economique-a-attendre-des-gaz-de-schiste_4366979_3244.html

(2) http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/hydrocarbures-conventionnels-sursaut-sagesse-attendu-733.html