AVEC VOUS, C'EST MIEUX

Nous sommes des citoyen(ne)s. Comme vous, nous subissons les violences du capitalisme, les atteintes à l’environnement, la montée de la pauvreté, qui s’ajoutent aux inégalités entre hommes et femmes, au racisme, aux intolérances. Nous dénonçons le productivisme qui épuise la planète et les travailleurs. Nous refusons l’Europe de l’austérité. Nous constatons l’échec des partis soumis à la dictature de la finance et des multinationales, incapables par conséquent d’apporter de vraies solutions démocratiques, sociales, écologiques. Nous rejetons le “sans nous, ce serait pire”, qui tire peu à peu notre société vers le bas.

Nous voulons créer, avec vous, un mouvement politique nouveau, fondé sur l’écosocialisme. Pour une société où les décisions passent par la délibération citoyenne. Pour une économie substituant la coopération à la compétition. Pour une Terre où il fait bon vivre, dans un monde de paix et d’équité. Tout cela ne peut se réaliser sans changer le rapport des forces, sans inventer un pouvoir différent. Ensemble, soyons présents dans les luttes !

1+2. S.O.S EMPLOI POUR LES BRUXELLOIS

Bruxelles est la 3ème plus riche région d’Europe, mais compte 7 des 10 communes belges les plus pauvres! Avec une seule offre d’emploi pour 38 demandeurs, il est urgent de réorienter la politique économique de la région. VEGA propose de relocaliser l’entreprise à Bruxelles, notamment dans l’industrie manufacturière. De reconvertir les friches industrielles pour favoriser les PME et les entreprises à finalité sociale par une politique foncière publique dynamique. De créer une société publique de rénovation du bâti. De promouvoir, dans le secteur non marchand, des pouvoirs publics forts au service de la population. Et à court terme, d’embaucher 10.000 puéricultrices, d’ouvrir 5.000 places d’accueil pour les seniors à bas revenus et d’offrir des emplois publics d’aide de proximité.

3. SE LOGER À BRUXELLES, UN DROIT POUR TOUS

Les Bruxellois consacrent à leur loyer jusqu’à 60% de leurs revenus. La région a la capacité de loger tous ses habitants, mais des dizaines de milliers de logements sont vides ainsi que 2 millions de m2 de bureaux. La croissance démographique risque pourtant d’entraîner une pénurie. VEGA propose la rénovation et la création accélérées de logements sociaux pour créer 10.000 logements nouveaux en 5 ans, complétées par la mise à disposition des logements vides et insalubres. Un encadrement des loyers sur base de montants indicatifs, avec taxation des dépassements. Et dans ce cadre, une allocation- loyer pour les foyers précarisés. Enfin, l’imposition des loyers réellement perçus, en exonérant les propriétaires occupants.

4. VAINCRE LA PAUVRETÉ, PRIORITÉ BRUXELLOISE

L’aide sociale est à charge de chaque commune et cloisonnée sur son territoire. Ce sont donc les communes les plus pauvres qui paient le plus ! Or, la restriction du droit à l’indemnité de chômage aggrave fortement l’exclusion sociale. Face à cette montée intolérable de la pauvreté dans une région pourtant riche, nous proposons le partage du coût de l’aide sociale entre les communes, la régionalisation de l’aide aux sans-abri et de l’aide médicale urgente pour les sans-papiers, et l’intégration par le logement pour les sans-abri. VEGA réclame l’individualisation du droit aux allocations sociales pour favoriser la solidarité entre cohabitants, que ne permet pas le statut en vigueur. Stop à la chasse aux chômeurs. Non aux nouveaux négriers et au dumping social.

5. LES IMMIGRÉS, UN ATOUT POUR BRUXELLES

Boucs émissaires faciles pour détourner l’attention des vrais problèmes, les Bruxellois d’origine étrangère sont un atout pour notre région en termes d’économie, de diversité culturelle, d’échanges internationaux et de rajeu- nissement. Souvent les plus touchés par les inégalités, ils servent de sous-prolétaires pour tirer les salaires vers le bas. La politique régionale doit être au service de toute la population. VEGA propose la mise en valeur des compétences des citoyens venus d’ailleurs, notamment dans la culture, l’aide aux personnes ou l’artisanat. Un accueil de qualité des primo-arrivants, avec des cycles de formation appropriés. Et enfin, l’application stricte des lois antiracistes. Non aux contrôles au faciès, et non aux centres fermés.

6. À L’ÉCOLE À BRUXELLES : LE DÉFI DE L’AVENIR

Alors que 40% des petits Bruxellois vivent sous le seuil de pauvreté, l’école, loin de réduire les inégalités, les perpétue. 60% des élèves du secondaire ont un an de retard. Beaucoup d’enfants de milieux populaires sont poussés vers l’école technique et professionnelle. La croissance démographique entraîne déjà un manque de places. Pour que l’école renoue avec sa mission d’émancipation, VEGA propose d’offrir des apprentissages communs et diversifiés jusqu’à 16 ans, de mettre fin au redoublement systématique avec son coût énorme et d’apporter des remédiations individualisées. De promouvoir l’enseignement qualifiant et de revaloriser le métier d’enseignant sur base de 5 ans d’études. D’encourager les pédagogies alternatives, dans des projets motivants, avec le concours des associations. Et enfin, d’assurer la gratuité effective des études.

7. BRUXELLES MOBILE, UN ENJEU CRUCIAL

Bruxelles est l’une des villes les plus embouteillées d’Eu- rope. L’usage démesuré de la voiture y entraîne pollution, nuisances sonores, accidents et un ralentissement des déplacements. Des mesures simultanées peuvent y remé- dier progressivement. L’amélioration du réseau et des fréquences des transports publics, en privilégiant les lignes de surface moins onéreuses que le métro, passe par une réforme de la STIB et sa mise sous tutelle publique forte, avec un système de décision impliquant les usagers. VEGA propose aussi une baisse des tarifs avec pour objectif la gratuité. Parallèlement, une politique de dissuasion de l’entrée des voitures en ville. Et enfin, l’encouragement des alternatives: voiture partagée, vélo en site propre, indemnité pour les travailleurs à vélo, etc.

8+9. BRUXELLES MA VERTE, PAS QU’UN SLOGAN

L’écosocialisme implique le droit au bien-vivre, sous tous ses aspects. Face à la destruction d’espaces verts en ville et à la dénaturation du paysage en périphérie, nous voulons limiter le nombre de centres commerciaux et grandes surfaces et soutenir le petit commerce et l’artisanat de proximité. L’utilisation de technologies nouvelles dans les produits de grande consommation requiert d’appliquer sans défaut le principe de précaution. Nous réclamons le droit à une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, notamment à l’école, au travail et dans les maisons de repos. VEGA s’oppose au modèle productiviste et encourage la production agricole locale et les circuits de distribution courts.

10. LA CULTURE POUR TOUS ET DE TOUS À BRUXELLES

La part francophone du budget Culture et Jeunesse pour Bruxelles est dérisoirement faible et très insuffisante. VEGA propose, tous rôles linguistiques confondus, de dresser un état des lieux de la culture et de la jeunesse, pour renforcer et répartir les moyens en fonction des besoins. De mener une politique interculturelle associant francophones, néerlandophones et cultures de l’immigration dans des échanges et projets communs et des partenariats (maisons de jeunes, centres culturels, bibliothèques…). De promouvoir les cultures et l’éducation populaires et de mettre sous contrôle public la communication des grands événements culturels et la taxation des prestations culturelles.

11+12. DES MOYENS POUR BRUXELLES ? IL Y EN A !

Oui, Bruxelles peut trouver des moyens que les autorités actuelles n’ont pas eu la volonté politique de dégager. Par sa situation et son rôle international, elle attire investisseurs et spéculateurs et draine de très nombreux navetteurs. VEGA propose de renégocier avec l’État fédéral la répartition des dotations entre les régions. De faire contribuer le secteur immobilier, hors petits propriétaires, par une taxe sur les bureaux vides, des charges sur la construction de bureaux, etc. De réactualiser le recensement du patrimoine bâti pour recalculer le précompte immobilier, sans viser le propriétaire occupant. De renégocier avec les institutions internationales (UE, OTAN…) leur apport financier aux dépenses de la ville. De lancer une consultation publique pour la contribution des navetteurs, sans pénalisation des travailleurs ni mesures liberticides. Et de créer un organisme permettant aux résidents épargnants de soutenir des projets utiles à la région.